Que proposent les candidats présidentiels français à l’UE ?

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Alors qu’aucun des candidats présidentiels français ne parle d’une sortie française de l’Union européenne, il existe de fortes différences entre leurs programmes de campagne.

Yannick Jadot, un parlementaire européen candidat des Verts, propose d’aller vers plus d’intégration européenne, tandis que le candidat d’extrême droite Nicolas Dupont-Aignan propose de remplacer l’union par une communauté de nations libres.

Voici ce que les 12 candidats présidentiels français pensent de l’Union européenne.

Nathalie Arthaud – Lutte ouvrière

La candidate d’extrême gauche affirme dans son programme que l’Europe est une “construction fragile” mais ne détaille pas ce que le parti propose pour l’Europe.

La candidate déclare rêver d’une “Europe vraiment unie et fraternelle” qui serait des “Etats-Unis d’Europe socialistes” sans capitalisme.

Pour elle, l’Europe doit être sans frontières et doit permettre la libre circulation des migrants.

Philippe Poutou – Nouveau parti anticapitaliste

Un petit paragraphe est consacré à l’Europe dans le programme de Poutou. Comme Nathalie Arthaud, le parti d’extrême gauche de Poutou veut une Europe “des travailleurs et des peuples”.

Il juge la politique migratoire de l’Union européenne “xénophobe” et prône l’ouverture des frontières, un meilleur accueil des migrants et le respect du droit d’asile.

Poutou est contre une défense européenne commune et favorable à une sortie de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

Jean-Luc Mélenchon – La France Insoumise

Jean-Luc Mélenchon, également d’extrême gauche, affirme que plusieurs traités et politiques européens sont incompatibles avec son programme dont des accords de libre-échange qui s’opposent au protectionnisme environnemental.

Le programme indique qu’il mettra en œuvre la plate-forme du parti au niveau national même si cela signifie enfreindre les règles de l’UE.

Il soutient les mesures visant à rendre l’UE plus démocratique, plus respectueuse de l’environnement et plus ouverte à l’accueil des migrants. Ses positions incluent la fin du règlement de Dublin, l’introduction d’un référendum citoyen européen et un salaire minimum au niveau européen.

Son programme indique que les États membres de l’UE devraient retrouver leur souveraineté budgétaire, avec la fin des règles limitant le déficit budgétaire à 3 % du PIB et la dette à 60 %.

Mélenchon est opposé à l’OTAN et à une défense européenne commune.

Fabien Roussel – Parti Communiste

Fabien Roussel n’a pas de section dédiée à l’Europe dans son programme électoral. La plupart des mesures sont regroupées dans ses propositions concernant la politique étrangère et d’autres sujets.

Plusieurs des propositions du parti sont proches des propositions du parti de Mélenchon, notamment l’opposition à certains accords de libre-échange et au règlement de Dublin.

Roussel souhaite également mettre fin à la règle limitant le déficit budgétaire à 3% du PIB et souhaite un taux minimum d’impôt sur les sociétés de 25%.

Le parti souhaite que 6% du PIB des États membres de l’UE soient consacrés aux problèmes climatiques et sociaux.

Il est également favorable à la sortie de l’OTAN.

Yannick Jadot – Europe Ecologie le parti des Verts

Le programme de Jadot vise à renforcer l’Union européenne, avec des mesures pour la rendre plus démocratique avec une prise de décision plus simple. Il propose que certaines décisions soient prises à la majorité qualifiée des Etats membres et pas seulement à l’unanimité.

Jadot propose également que les commissaires européens soient élus par les eurodéputés et souhaite renforcer le budget de l’UE, avec 1% du PIB de chaque État membre réservé au bloc.

Sur l’environnement, il propose un plan d’investissement public de 200 milliards d’euros sur 10 ans pour la transition climatique et souhaite que 50% du budget pluriannuel de l’UE soit consacré au climat et à la biodiversité. Il est également favorable à un nouveau traité sur l’environnement.

Anne Hidalgo – Parti socialiste

Alors que Hidalgo est contre certaines des mesures actuelles de l’UE telles que le pacte de stabilité et de croissance, qui coordonne les politiques budgétaires de l’UE, elle déclare que les Européens “doivent s’unir, agir ensemble et ne pas se retirer derrière nos frontières nationales respectives”.

Au cœur du programme d’Hidalgo se trouvent des principes de justice sociale.

Selon elle, l’agenda européen devrait inclure un salaire minimum commun, l’égalité des sexes, une taxe sur les transactions financières, un taux d’imposition minimum sur les sociétés de 15 % et davantage de contrôle sur les paradis fiscaux. Hidalgo affirme que les traités commerciaux devraient être subordonnés à des critères sociaux et environnementaux.

Sur la migration, elle plaide pour une réforme du règlement Dublin en faveur de la solidarité entre les États membres tout en luttant contre la migration irrégulière.

Elle propose de rendre l’Union européenne plus démocratique, par exemple en permettant au Parlement européen d’amender le budget pluriannuel.

Emmanuel Macron – Avant de la République

L’élection présidentielle se déroule alors que le titulaire Emmanuel Macron dirige la présidence tournante du Conseil de l’UE. Son émission détaille son bilan sur l’Europe notamment sur le fonds de relance économique.

Macron est favorable à un développement économique accompagné de mesures sociales et environnementales, dont une taxe carbone aux frontières de l’UE, des clauses miroirs (qui interdisent les importations non conformes aux normes européennes) dans les accords commerciaux, tout en défendant également une directive sur un salaire minimum. , la transparence salariale et l’égalité hommes-femmes.

La “force” de l’Union européenne doit, selon Macron, passer par une réforme de l’espace Schengen incluant un mécanisme de soutien d’urgence aux frontières extérieures de l’UE.

Il a plaidé pour une défense européenne commune. Macron propose également un service civique européen de six mois pour les moins de 25 ans.

Le président sortant se dit également favorable au développement d’infrastructures européennes comme un cloud, un métaverse ou encore une constellation de satellites.

Valérie Pécresse – Les Républicains

La candidate de droite Valérie Pécresse appelle à un renforcement des frontières communes “à travers le recrutement de 10.000 gardes-frontières supplémentaires” pour Frontex.

Elle est également favorable à une force de défense européenne en liaison avec l’OTAN. Elle aimerait pouvoir introduire une préférence pour les entreprises européennes et une taxe carbone aux frontières.

Elle appelle à faire de “l’Europe un continent fier de son histoire, de ses racines et de sa culture, en mettant fin à l’annulation de la culture”.

Jean Lassalle – Résistez !

Les propositions du candidat de centre-droit Jean Lassalle concernant l’Union européenne sont succinctes, vagues et orientées vers une plus grande souveraineté nationale des États membres.

Il déclare que le parlement national devrait pouvoir débattre et voter sur toutes les lois d’origine européenne.

Lassalle veut retirer à la Commission européenne le droit de représenter la France dans la négociation des “traités internationaux de protection des investissements”.

Il est également favorable au retrait de la France de l’OTAN.

Marine Le Pen – Le Rassemblement National

Aucun chapitre n’est consacré à l’Union européenne dans le programme de la leader d’extrême droite Marine Le Pen, avec des propositions réparties entre d’autres thèmes.

Bien que la sortie de l’UE ne soit pas à l’ordre du jour du parti, Le Pen s’est dite favorable aux réformes et à la création d’une alliance européenne pour remplacer l’UE.

La souveraineté nationale est au cœur des propositions du parti sur l’Europe, notamment la primauté du droit national sur le droit européen à travers une modification de la constitution par référendum.

Le Pen propose d’ajouter des contrôles aux frontières pour mieux surveiller la migration et de réformer Schengen pour n’autoriser que le franchissement simplifié des frontières pour les citoyens de l’UE.

Elle souhaite également simplifier les normes européennes imposées aux petites entreprises et aux agriculteurs.

Nicolas Dupont-Aignan – Stand up France

Le candidat d’extrême droite Nicolas Dupont-Aignan veut remplacer l’Union européenne par une communauté de “nations libres”. Il appelle à une « organisation européenne confédérale, flexible et proactive » des nations.

“La conjonction de crises, de problèmes et d’injustices imputables à (l’UE) place désormais l’Europe dans une situation intenable, dont elle doit sortir au plus vite si elle ne veut pas sombrer”, estime-t-il.

Il propose une suspension des traités en place organisant Schengen.

Eric Zemmour – Reconquête

La personnalité de la télévision d’extrême droite Eric Zemmour, comme Lassalle et Dupont-Aignan, voudrait créer une “Europe des nations”.

Il souhaite que les Etats membres contrôlent davantage leurs frontières et est favorable à la construction d’un mur aux frontières terrestres extérieures européennes.

Il appelle à la primauté du droit national sur le droit européen et à réserver l’intervention de l’UE aux seuls sujets qui ne peuvent pas être réglementés au niveau national.

Zemmour est opposé à un nouvel élargissement du bloc et à tout nouvel accord de libre-échange.

Dans une proposition symbolique, il voudrait interdire de faire flotter le drapeau européen sans le drapeau français sur les bâtiments publics.

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